Avis d'un critique non averti

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vendredi, juin 25 2010

De la simplicité des procédures européennes #4

Suzuki UK m'a envoyé un email. Le papier demandé par Suzuki France n'existe que pour les motos produites après 2005. La mienne étant de 2002, il peuvent me fournir un certificat de construction. Pour la modique somme de 95£ (environ 115€).

C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Immatriculer ma moto en France me reviendra à environ 570€. Du coup, je prends 170€ pour me payer un aller en ferry et un retour en avion. Et du coup, je la vends sur place dans un garage. Ils m'en donnent environ 1500€, en fonction de l'état. Ce que j'en voulais, ça tombe bien.

Du coup, je serais à Dublin du 8 au 11 juillet.

Reste à voir combien de temps je vais tenir avant de craquer et de m'acheter une autre bécane... Mais ça, ça fera l'objet d'un autre billet :)

mardi, juin 22 2010

De la simplicité des procédures européennes #3

Une véritable catastrophe...

J'ai reçu une lettre de chez Suzuki. Et là, ça se complique :

  • Je dois emmener la moto dans une concession. Le concessionnaire doit examiner la moto et remplir un document de 7 pages. J'imagine que ça doit pas être gratuit, et surtout, qu'ils vont faire chier à cause de mon pot Yoshimura.
  • Je dois demander un certificat de conformité auprès de Suzuki Angleterre.
  • Je dois faire un chèque de 126 euros à Suzuki France (heu ?).

Une fois tout ça fait, je dois renvoyer tous les papiers à la DRIRE.

Si c'est compliqué d'avoir les papiers avec Suzuki Angleterre, je vais simplement ramener la moto en Irlande et la mettre en dépôt vente là bas. Si si, j'en ai marre là...

vendredi, juin 18 2010

L'aventure de mon retour en moto - Partie française

Je me réveille, puis petit déjeuner. La nuit a été plutôt mauvaise, mais sur un siège à peine inclinable, il ne faut pas s'étonner.

C'est après le déjeuner que les mauvaises nouvelles arrivent. Une annonce micro demande aux chauffeurs de poids lourds de plus de 7,5 tonnes de venir pour une information. Je me dis que je vais aller jeter un œil. J'arrive après la bataille, mais je vois que c'était la française qui m'a offert le café hier qui leur a parlé. Donc je vais lui demande ce qu'il se passe.

Elle m'annonce qu'on a 2h30 de retard sur l'horaire. Moi qui espérais arriver au Havre avant la nuit... Mais il y a plus grave. Les poids lourds sont interdits de circulation à cause de l'état des routes. Il a énormément neigé. Je lui explique que je suis en moto, elle me conseille de prendre une chambre d'hôtel à Cherbourg. Étant donné que j'ai des rendez-vous pour des appartements sur Paris le lendemain, et que toutes les pièces de mon dossier sont au Havre, je n'ai pas le choix, je dois y arriver le soir.

Une fois le bateau à quai, étant en moto, je suis le premier à descendre. J'arrive au poste de la Police de l'Air et des Frontières. Je donne mes papiers à un agent incrédule. Et je lui demande quand quel état sont les routes : "C'est déneigé jusqu'à Caen, après je sais pas.". Bonne nouvelle.

Je prends donc la route. C'était la balade la plus belle de ma vie. La route, bien que mouillée, n'est pas gelée, il fait froid, mais pas trop, la neige recouvre tout autour. Splendide. La route jusqu'à Sainte-Mère-Église était géniale. De là, la route vers Caen a été froide. Mais toujours pas de glace. Lorsque j'arrive à Caen, je crois toujours en ma chance. J'avais tort.

Je roule 1 km sur le périphérique sud, puis je trouve un trafic stoppé. Je passe donc entre les files et remonte calmement. 1km plus tard, je comprends mieux. De la glace recouvre la route. La neige a fondu, puis gelé à nouveau.

Je ralentis donc. Je continue calmement. Un peu plus loin, deux chauffeurs poids lourds parlent. Je leur demande s'ils savent ce qu'il se passe. Apparemment, quelques camions en travers sur la route. Je continue, un gars en 205 essaie de changer de file, je le laisse passer. Il ouvre sa fenêtre, et on discute un peu. Puis je repars. J'arrive à la sortie vers l'A13, celle que je dois prendre, c'est là que tout le monde essaie de sortir. En montant doucement pour pas glisser, je passe à côté d'un gars de la DDE. Et je l'entends crier "Hé ! Hé !". Je m'arrête : - Hé, mais t'es malade, faut pas aller par là, c'est tout verglacé ! - Ouais, je sais, mais j'ai pas trop le choix. Tu sais ce que ça donne la route ? - Bah je sais pas, c'est une compagnie privé, et c'est pas mon secteur, j'aide juste à déneiger le périphérique là. Tu vas jusqu'où comme ça ? - Le Havre - Ha ouais, quand même... Bon, bah bonne chance !

Du coup, je repars, et je m'arrête à la première station essence. Lorsque je rentre, ça fait comme quand un étranger entre dans un saloon dans les westerns. Un silence de mort s'installe. Et moi : "Ouais, je sais, c'était pas une bonne idée". Ça rigole, je discute avec des gens en buvant du café et en mangeant un sandwich. J'ai même un irlandais qui vient me voir car on était sur le même bateau.

Je repars tranquillement. Je prends un dos d'âne dans la station service. Et l'autre côté, un tas de neige que j'avais pas vu. J'ai failli tomber. De plus, le sol n'est pas droit, ce qui fait glisser la moto vers la gauche. Lorsque je reprends l'autoroute, c'est totalement déneigé. Classe. Je repars !

Tout se passe bien jusqu'à la sortie vers le pont de Normandie. Lorsque je sors là, je me rends compte que c'est pas déneigé. Alors je roule dans les traces des voitures qui sont passées avant moi. Lorsque j'arrive au péage, le gars me regarde, et bloque. Je lui tends ma carte et demande où est la pompe la plus proche, car j'ai peur de tomber en panne. Il me dit que la pompe de secours à 100m de là devrait marcher. Je roule donc dans la neige, et je fais le plein. Ca donnait ça :

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Je repars. La route est longue. Je roule lentement, entre 20 et 40km/h, avec la visière ouverte. J'arrive enfin au pont de Normandie. Dans la descente, j'entends un truc qui arrive vite derrière. J'ai juste le temps de baisser la tête lorsque 3 voitures déboulent à fond et projettent de la neige fondue sur moi. Bande de dingues...

Lorsque je veux passer le péage du pont de Normandie, ça va prendre une bonne minute à la nana pour comprendre ce que j'attends d'elle. 50cm de neige dans le passage gratuit pour les motos, j'allais pas tenter le diable.

La route jusqu'au Havre est totalement verglacée. Lorsque j'arrive au Havre, je vois un gars à vélo, avec au moins 2 doudounes sur lui, sur un vélo. Son visage s'illumine lorsqu'il voit qu'il n'est pas le seul dingue sur 2 roues.

Quand j'arrive chez ma mère, je n'ose pas monter la côte pour me garer chez elle. J'attache donc la moto à un poteau :

IMG_0080.jpg

Mission accomplie. Bon, ça m'aura quand même pris plus de 5 heures pour faire Cherbourg - Le Havre. Finalement, j'ai peu glissé. Mais on va pas recommencer de si tôt, hein ? :)

lundi, juin 14 2010

L'aventure de mon retour en moto - Partie irlandaise

Je me suis rendu compte que je n'avais pas fait de billet sur mon retour épique en moto. Je vais donc y remédier.

Je quittais l'Irlande le 5 janvier. Je devais aller faire quelques achats en moto (quelques fringues, des gants de moto) puis prendre la route. Lorsque je me suis levé, tout était gelé. Trop dangereux. Je suis donc allé chercher des fringues en bus.

Lorsque le moment du départ arriva, ça avait bien dégelé. Je décide donc, la moto chargée, de passer acheter ces gants de moto dont j'ai besoin pour la route. Je mets les poignées chauffantes, fraichement remises en route par David. Lorsque je m'arrête au feu, la moto s'arrête. Dans le sens plus rien.

Plus de batterie, elle ne démarre plus. Je me retrouve à pousser, et ça redémarre comme par miracle. Je décide de ne plus m'arrêter jusqu'au magasin de moto. Sur la route, je me dis que je n'ai peut être pas de lumières. Je mets un appel de phares pour voir si la LED s'allume sur mon compteur. Du coup, le compte tour et le compteur de vitesse tombent à 0. Oups...

Lorsque j'arrive au magasin, je vais voir à l'atelier. Le gars me dit "Pas de souci, repasse la chercher dans 3/4 heures ! Je lui explique que dans 4 heures, j'ai un bateau à prendre pour la France, et que ça serait bien la merde. Le gars me dit de lui laisser 30 minutes. Parfait, juste le temps d'acheter mes gants.

30 minutes plus tard, ma moto est en train de tourner, devant le garage. Le gars me dit qu'un de mes câbles était mal branché sur l'alternateur. Ouf. Il me conseille quand même d'éviter d'arrêter le moteur.

Je pars donc, et je roule sans m'arrêter. La nuit tombe, il fait de plus en plus froid. Je finis par craquer, et m'arrêter dans un petit village. Je rentre dans le pub, la patronne me regarde avec de grands yeux étonnés. Je prends un café, puis un deuxième. Elle m'offre le 3e. Sympa.

Je reprends la route. Il fait vraiment froid. Je finis par arriver au ferry. Mes pneus sont blancs de sel, la route n'était pas verglacée, c'était pas mal.

J'attends 40 minutes dans le froid, mais ce froid à l'arrêt, équipé comme je suis, c'est très soutenable. On finit par monter sur le bateau, le gars me place près de la sortie. Je vais m'installer pour passer 17h sur ce ferry.

Après avoir mangé, je vais voir un film, j'ai oublié lequel depuis. Comme la nana qui gérait la salle, française, n'arrive pas à mettre le film en route, elle m'offre un café pour me faire patienter. C'est cool ce bateau :)

Une fois le film fini, je retourne dans mon siège attitré. Et on est parti pour une nuit de sommeil relatif...

A suivre...

mercredi, juin 9 2010

De la simplicité des procédures européennes #2

Suite aux premières étapes de mon immatriculation en France, j'ai donc fait le grand saut : La préfecture de police.

J'arrive donc un matin, vers 8h30. Il y a déjà du monde. On patiente, on rentre après un contrôle de sécurité type aéroport.

Ensuite, je file au service des cartes grises. On me fait passer à un guichet spécial qui me fait gagner beaucoup de temps. La dame m'apprend que je dois demander aux mines de retrouver le type de ma moto, et que ça peut prendre jusqu'à 1 mois.

Je donne donc un chèque de 67 euros pour la DRIRE. Et je me dis que ça va rouler.

C'était sans compter sur la lettre que j'ai reçu hier.

En gros, il me manque 3 papiers que Suzuki doit me fournir. Je viens de leur envoyer une lettre afin d'avoir les papiers nécessaires.

On verra combien de temps ça va prendre, mais c'est pas gagné...