Je travaille donc en Irlande dans une grosse societe informatique. Je suis embaucher par une boite d'interim avec un contrat de deux ans.

J'etais en formation le lundi matin, et pendant la pause, je papote avec un gars qui etait la depuis deux mois. Il me demande :

-Tu es au courant pour le demenagement ? - Heu ? - On t'a pas dit ? Le help-desk francais est delocalise en Tunisie d'ici trois a six mois. - C'est une blague ? - Non non, demande a ton manager.

Juste avant la reprise de 13h, mon manager me prend a part et me parle de cette delocalisation, qu'ils ne savent pas quand ca arrivera, mais qu'ils pourront me replacer.

Malgre la nouvelle dure a accepter, et la sensation de m'etre fait berner, je ne bronche pas.

Hier soir, j'avais rendez vous avec mon manager de ma boite d'interim et son N+1. Je me suis donc retrouve a parler de ma situation avec ce gars que je ne connaissais pas, qui avait une gueule du mec qui prennait des cailloux a l'ecole quand il etait petit, et qui m'a parle de plein d'opportunites geniales.

Mais avant d'en arriver a ces opportunites, il m'a demande depuis combien de temps j'etais avec eux. Je lui ai repondu que c'etait ma troisieme semaine. Il a eu l'air tres surpris. Et je lui ai demainde pourquoi on m'avait pas prevenu de ce qui se passait avant que j'arrive. Esquive vaseuse, excuse qui ne tient pas la route, le tout en ne me regardant pas vraiment.

J'ai donc passe 10 minutes a l'ecouter me sortir un baratin pas possible sur les opportunites qui vont s'ouvrir a moi car j'ai travaille avec des societes par degeu, que mon CV est bien rempli, et qu'il a plein de pistes pour me replacer, meme pour des boites concurrentes a la sienne.

J'avais eu droit a de sacres coups dans ma boite precedentes, mais de ce niveau la, jamais.

Tout ce qu'on nous a fait mirroiter, c'est une prime de 4 semaines de salaire si on restait jusqu'au bout. Je compte rester, de toute facon, car ca sera bon pour mon CV. Mais je me laisserais pas replacer sur une mission de merde simplement pour leur faire plaisir.

Cette epoque est revolue...